Wednesday, 18. january 2012 3 18 /01 /Jan. /2012 04:10

Bonjour Madame Kah Walla,

Je vous écris de ma simple posture de camerounais, faisant partie de ce que beaucoup nomment la « génération partie » qui est arrivée après celle de la « génération sacrifiée » des années 90 avec les fortes contestations universitaires au Cameroun.  Partie, parce qu’incapable de concevoir en ce temps et de présager aujourd’hui d’un avenir radieux dans notre si cher et beau pays qu’est le Cameroun ; pays de joie, pays de vie, qui sait le message de nos profondes tristesses et la force inégalée de nos vœux les plus impétueux.

Je vous écris parce que vous représentez aujourd’hui, voulu ou pas, le meilleur espoir de toute la jeunesse camerounaise, mais bien au-delà, de tout le peuple du Cameroun, si longtemps plongé dans l’obscur qu’il peine à savoir rechercher la lumière et s’en égailler. Votre candidature à la dernière élection présidentielle au Cameroun a su insuffler un souffle nouveau aux aspirations des camerounais et aura eu le mérite de nous proposer un projet sérieux, adoubé d’une personnalité à l intégrité morale et intellectuelle établie. Cela manquait dans le paysage politique camerounais avec les sempiternels opposants au parti en place ayant perdu la confiance du peuple et refusant malgré tout d’en tirer les leçons et céder la place à de nouvelles figures, plus rassembleuses et habitées de l’ardent désir de changement.

Les résultats publiés par Elecam, machine au service du régime RDPC, n’ont été aux yeux de tous les observateurs avertis qu’une basse manœuvre de discrédit. Mais ça, les camerounais le savaient même avant la publication desdits résultats. Que vous ayez obtenu 0,1% ou 3% ne changent rien a la donne. Vous avez de par votre courage et votre abnégation su remobiliser une jeunesse longtemps en mal de leaders ; et là se trouve la vraie victoire de cette élection. Prenez les exemples de leaders charismatiques et respectés tels que Lula au Brésil ou Evo Morales en Bolivie, qui auront bâti les lendemains sur les résultats de précédents échecs.

Ma motivation première ici est de vous adresser notre continuel soutien, mais aussi de vous rappeler le plus humblement possible au devoir qui vous incombe dorénavant.  Le véritable combat qui aboutira à la libération de notre pays ne saurait durer juste l’intermède d’une élection. L’échec de l’opposition classique au Cameroun a toujours été son incapacité notoire à faire vivre le débat politique au delà du cadre temporel des élections. Une fois, les bureaux de vote fermés et le processus électoral bouclé, chacun des leaders rentre dans le rang et n’adresse ni les préoccupations des populations, ni ne semble proposer voire agir pour apporter une réponse, quoique modeste aux maux dont souffrent notre pays. Je vous prie d’éviter ce piège.

Je suis tout aussi conscient que vous, pour d’ailleurs avoir essuyé les réprimandes mesquines du régime en place, que s’opposer à la machine RDPC et son président représentent un danger permanent pour notre vie tout comme celle de nos familles et ami(e)s. Vous en avez d’ailleurs fait la triste expérience avec votre enlèvement le 20 mai dernier. Mais comme vous l’aurez vous-même mentionné dans votre discours de lancement de campagne, c’est à l’histoire que nous devons faire face, aux défis majeurs de notre futur et cela implique que nous devrons nous débarrasser de toute crainte. Le peuple camerounais qui semble se complaindre dans la peur du régime en place, le comprend peu à peu et je pense le moment proche qu’il le démontre. A mon sens, elle s’annonce l’heure où les camerounais, les africains, seront fatigués d’avoir peur, alors le changement viendra et l’espoir prendra forme!

Je vous exhorte dans votre démarche et espère qu’un organigramme clair sera d’ici peu mis sur pied par vous-mêmes et le CPP afin de ne pas donner aux pontes du pouvoir le temps de se reposer leurs lauriers et de piller encore plus les richesses du Cameroun, mais aussi pour redynamiser les énergies rassemblées autour de votre candidature. Vous êtes aujourd’hui l’alternative que nous recherchions et espérons votre engagement permanent pour mettre sur pied un plan d’action qui permette la conquête du pouvoir à l’horizon 2017.

Recevez cette missive avec l’expression de ma plus grande considération et mes vœux les meilleurs pour l’année 2012.

 

Hulliams Kamlem

kamlemhulliam@yahoo.fr  

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Wednesday, 18. january 2012 3 18 /01 /Jan. /2012 02:08

kh

 

Les élections présidentielles sont achevées au Cameroun. Et comme toujours le RDPC et son candidat l’ont remportée haut la main. Bien que cette victoire souffre de toutes les contestations et ne semble représenter en aucun cas l’aboutissement des aspirations de la grande majorité des camerounais, on est bien forcé de s’y faire à la continuation du système RDPCiste et de son Homme de proue, Paul Biya, qui dirigent ce pays et l’envoient dans le gouffre depuis des décennies.

Dans ce tableau, la démarche reste la même au fil du temps : insidieuse, perfide et abjecte avec un enchainement d’événements bien ficelé tout comme le positionnement des différents acteurs.

Commençons par le candidat élu Paul Biya. Il aura plus par son absence et son silence, tenu tout le monde en laisse, les observateurs de la scène politique camerounaise en premier. Il aura si longtemps gardé le secret de ses réelles intentions que beaucoup ont cru voir en cette tactique une volonté de passer la main, mais au final la logique de pouvoir sans partage de l’Homme de Nvokmeka’a l’aura emporté, prenant à  cours de munition tous les possibles adversaires et une société civile atone. Le voilà réélu, avec ou sans trucages. Et rien ne semble inquiéter son régime qui dure depuis trente années et s’envole vers un autre interminable septennat ; ne signifiant rien d’autre que la prolongation de l’agonie du peuple camerounais.

Nous avons ensuite une opposition, plus adepte du chaos et de la cacophonie bruyante que d’un puissant et véritable désir d’œuvrer à présenter aux populations un sérieux projet d’alternative au pouvoir. Et comme à chaque élection, on dénombre tant de candidat(e)s et tant de partis politiques qu’on  ne sait où se donner la tête. C’est à croire que le Cameroun est le vivier de la démocratie moderne, à observer d’un coup le foisonnement burlesque et l’implication tonitruante de formations dont personne ne retiendra le nom une fois l’élection passée. Cette fois-ci, pour une élection présidentielle à un tour, nous avons eu plus d’une vingtaine de candidat(e)s, les uns aux personnalités toutes aussi chamarrées que les autres. On nous aura même offert un candidat qui à force d’improvisation, d’impréparation, de charlatanisme prouvée et de pauvre bonne débrouillardise, sera resté dans les mémoires comme l’amuseur public le plus apprécié des ménages, en l’occurrence Jean Njeunga. Certes pas le plus impréparé à cette haute fonction, mais sans doute le plus ubuesque et désopilant. Des personnages dont pas même une minorité de citoyens n’aura auparavant entendu parler. La tactique est simple et efficace. D’une part, à ouvrir les vannes de candidature à tous, on brouille le tableau et laisse à l’électeur le soin de voter le président actuel, qui certes est loin d’être la solution aux maux qui minent le pays, mais présente l’avantage incontestable de savoir garder la tenure et la dialectique d’un président. C’est acquis, on acclame le médiocre à défaut de mieux ! D’autre part, on discrédite d’un coup tous ces candidat(e)s qui présentent une certaine crédibilité et représentent une sérieuse menace pour le régime en place.

Enfin, le dernier volet de cette pièce de théâtre, faite pour être reproduite sans cesse et servie aux populations assujetties est celui d’un président sortant réélu, sans qu’on se puisse vraiment s’expliquer comment, tant la déchirure entre lui et les votants est éclatante, mais qui malgré tout et avec l’aide d’une armée mise au pas, instaure l’ordre public à tous les coups. La représentation saisonnière du cirque terminée, nous voilà donc rentrant dans le cycle plus convenable des choses. Les tentes sont levées, on plie bagage et les acteurs sérieux ou pas, cherchent autres occupations pour meubler le temps ou suivent la caravane en se faisant nommer ministre d’untel ressort en récompense de services rendus, non pas au peuple, mais bien au règne prolongé du grand dictateur. Le reste des opposants et critiques du parti au pouvoir regagnent  l’ombre jusqu'à la prochaine saison d’élections. C’est à croire, qu’ils se le souhaitent presque. Et dans tout cela, le peuple camerounais se retrouve une fois de plus, sans éclairage, sans voix, sans aucune figure s’étant montrée digne de canaliser ses profondes et légitimes aspirations de changement.

A quand donc la fin de l’interminable cycle ? En sommes au point où on serait à s’en remettre à la providence pour goûter à la succulence du fruit appelé l.i.b.e.r.t.é ? A quand donc le renouveau du Renouveau pour sauver le Cameroun de trois décennies d’indigence ?

von Kamlem Hulliams - veröffentlicht in: Français
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Wednesday, 18. january 2012 3 18 /01 /Jan. /2012 02:02

Muhammad Ali is 70. Here some few words of wisdom and from unreachable swag:

 

   muhammad-ali.jpg

1. "I done wrestled with an alligator, I done tussled with a whale, handcuffed lightning, thrown thunder in jail, only last week I murdered a rock, injured a stone, hospitalized a brick.
I'm so mean I make medicine sick."


"J'ai lutté avec un alligator, je me suis battu avec une baleine, j'ai passé les menottes à un éclair et emprisonné la foudre. La semaine dernière encore, j'ai tué une rocher, blessé une pierre, fait hospitaliser une brique. Je suis si méchant que je rends la médecine malade."

2. "'I'll beat him so bad, he'll need a shoehorn to put his hat on."
Before fighting Floyd Patterson

"Je vais le taper tellement fort qu'il aura besoin d'un chausse-pied pour mettre son chapeau"

3.
"I'm so fast that last night I turned off the light switch in my hotel room and was in bed before the room was dark."


"Je suis si rapide que la nuit derrière, j'ai éteint la lumière dans ma chambre d'hôtel. J'étais dans mon lit avant que la pièce soit plongée dans l'obscurité."

4. "'If you dream of beating me, you'd better wake up and apologise."


"Si vous rêvez de me battre, vous feriez bien de vous réveiller et de vous excuser."

5. "Frazier is so ugly that when he cries, the tears turn around and go down the back of his head."


"Frazier est tellement moche que lorsqu'il pleure, ses larmes font le tour et passent derrière sa tête quand elles coulent."

6. "Floats like a butterfly, sting like a bee, his hands can't hit what his eyes can't see."
Before fighting George Foreman in Kinshasa in 1974


"Flotte comme un papillon, pique comme une abeille, ses mains ne peuvent frapper ce que ses yeux ne peuvent pas voir."

7 . "I got nothing against no Viet Cong. No Vietnamese ever called me a 'nigger'.
"
 
"Je n'ai rien contre le Viet Cong.
Aucun Vietnamien ne m'a jamais appelé 'négro'."

8. "Silence is golden when you can't think of a good answer."

"Le silence est d'or quand vous n'avez pas de bonne réponse à donner."

9. "It's hard to be humble, when you're as great as I am."


"Il est difficile d'être humble lorsque vous êtes aussi grand que je le suis."

10. "I'm the best. I just haven't played yet."
Talking about his golf-skills.

 

 

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Thursday, 29. december 2011 4 29 /12 /Dez. /2011 03:48

 

Documentaire interessant avec le regard de journalistes etrangers sur Nicolas Sarkozy.

Celui jadis venu mettre un terme a la Francafriquye et qui est devenu en l'espace d'un mandat son plus fidele serviteur et son plus grand defenseur.

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Tuesday, 1. november 2011 2 01 /11 /Nov. /2011 02:08

 

 

kh

 

 

Dans une nation prise sous le joug d’une dictature sans partages, ou l’expression du vote populaire, la manifestation de rue ou la portée de la société civile et de la diaspora sont contenues, il ne reste pas d’autre option que de recourir au garant ultime de la cohésion nationale pour permettre la libération du peuple : l’armée. Aussi les camerounais depuis des décennies se tournent vers cette institution avec le secret espoir de la voir prendre en main son rôle de régulateur de la vie sociale et restaurer la volonté populaire dans un pays depuis bientôt trente ans sous la dictature du Biyaïsme.

biyat4

 

Truquer des élections, manipuler la constitution du pays à sa guise pour s’assurer une mort au pouvoir et le passage de témoin à sa progéniture, ouvrir grandement la porte a la destruction des biens de la communauté, gérer de manière latente et lascive , tenir la population sous la menace à peine voilée d’une guerre civile en cas de transition à la tête du pays, voilà le tableau obscur du régime en place. Pourtant tout ceci n’aura jusqu’ici pas suffi pour réveiller les consciences au sein de l’armée camerounaise et amener les uns et les autres à prendre leurs responsabilités vis-à-vis du peuple dont ils ont le devoir de protéger et l’intégrité et les intérêts.

armee.jpg

 

Aujourd’hui au Cameroun, le constat est aussi simple que clair les voies pour une transition légale au pouvoir sont épuisées ; et dans pareil cas, il ne reste que l’institution suprême de tout Etat pour restituer le vœu populaire. Le cas récent du Niger avec de jeunes et courageux officiers qui ont su mettre à la touche un président arrivé au terme de son mandat et refusant de céder les rênes pour permettre l’organisation d’élections libres et transparentes n’est pourtant pas unique sur le continent. Pourquoi donc pas au Cameroun ?

civ-1.jpg

 

L’armée camerounaise, née avec cette spécificité bien à elle d’avoir été créée pour dans un premier temps combattre ses propres citoyens (UPC) réclamant l’indépendance du pays alors sous la main-mise de la France, n’a depuis lors pas toujours su assimiler cette notion essentielle de préservation de l’intégrité de la nation. L’apprendra-t-elle ? L’histoire nous en dira plus, mais pour le bien du Cameroun, il serait plus que temps de la voir répondre a l’appel du destin et s’aligner sur les revendications d’un peuple las de plusieurs décennies de dictature.

von Kamlem Hulliams - veröffentlicht in: Français
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