Artikel teilen! L’Opération Epervier ou la cacophonie pour plaire à la galerie: Depuis quelques années ...
Depuis quelques années déjà, un oiseau plane dans les airs du Cameroun. Un oiseau majestueux, rapace
tout puissant qui par temps attrape d’autres oiseaux plus petits, inspirant crainte et propageant l‘effroi dans les rangs de la faune ailée.
Il est engagé dans une action dénommée « Opération Epervier » et est censé enquêter sur l’enrichissement illicite de personnes ayant accédé à de hautes fonctions dans
l’administration et au cas nécessaire de les faire arrêter et juger.
Ainsi suit-on par voie de médias interposés depuis sans relâche une saga après l’autre, avec des noms qui changent et reviennent faire les titres de journaux.
Au début, cette action fut saluée et encouragée par une grande frange de la population, mais aujourd’hui au regard des démarches, résultats et des retombées, on se demande de bon ton si le jeu en vaut la chandelle. Plusieurs ex-« hauts dignitaires du pouvoir », tous membres éminents du parti qui tient les destinées du pays depuis plus de deux décennies, ont été depuis lors écroués et pour certains jugés.
Mais de provoquer l’enthousiasme au sein d’une population qui souffre aujourd’hui de tous les maux, c’est un désintéressement voire un dédain cinglant qui accompagne ces actions ?
Pourquoi ?
A côté de tous ces paramètres expliquant l’échec de cette action, il est à noter les graves insuffisances constatées dans le code pénal camerounais, qui ne peuvent permettre le
traitement minutieux de ces différents cas de déviances dans la gestion de la chose publique. N’est-ce pas criard que de savoir qu’il n’existe au Cameroun ni de condamnation possible pour
enrichissement illicite, ni d’organisme chargé de surveillance de la fructification de biens acquis pendant la période de certains citoyens aux hautes fonctions.
On se retrouve donc devant une cacophonie d’accusations de la part de l’autorité étatique et des déclamations bruyantes d’innocence et souvent justifiées de la part des présumés coupables. Lentement, une logique d’auto-désintégration du régime en place se fait sentir, sans que cela n’émeuve réellement quelque citoyen ; la majorité semblant aujourd’hui convaincue du fait que seule dans elle, réside le salut du Cameroun.
En attendant confirmation, scrutons les titres des journaux de ces jours et secouons la tête de dépit face d’une tumeur cancérigène qui continue de se propager dans le corps du Cameroun.
Kamlem h.
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